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8 septembre 1830 : naissance de Frédéric Mistral



Vendredi 8 Septembre 2017
Nadyne Vern-Frouillou


Frédéric Mistral (Photo DR)
Frédéric Mistral (Photo DR)
Alors que Luchon s'apprête à recevoir une "felibrejada" (félibrée) samedi 23 septembre prochain, "Luchon Mag" rend hommage à Frédéric Mistral qui naquit à Maillane le 8 septembre 1830. Il aurait 187 ans aujourd'hui.

Renonçant à toute carrière professionnelle après sa licence en droit obtenue à Aix-en-Provence, Frédéric Mistral rentre à Maillane, au Mas de Juge, sa maison natale, pour s'occuper de son père aveugle.

Surveillant les travaux des champs du domaine familial, Frédéric Mistral commence à écrire, en occitan provençal, un grand poème "Lou panieraire" qui deviendra "Mirèio" (Mireille), un ouvrage (Prix Nobel de littérature en 1904  qui fut le livre de chevet du président américain Franklin Roosevelt.

A la mort de son père, Frédéric Mistral quitte le Mas de Juge pour habiter au village "La maison du lézard".

C'est un poème de Jasmin , lu dans un journal, qui éveilla la fibre de poète de Mistral. De poète occitan, même si ce n'est pas ce qualificatif qu'il aurait choisi à ce moment-là.

Alors qu'il n'avait qu'une quinzaine d'années, il avait déjà traduit en provençal (pendant les vêpres !) les Psaumes de la pénitence, surpris par son maître d'études, Joseph Roumanille, poète provençal lui-même. Il deviendra son amie t malgré des discordes passagères, ils ne se quitteront plus.

En 1854, sur une initiative de Roumanill, et avec cinq autres amis (Brunet, Mathieu, Aubanel Tavan et leur hôte Giera à Fonserune), il participe à la fondation de l'Ecole d'Avignon, le 24 mai 1854.

Ecartant les termes de "troubadour" et de "poète", ils décident de s'appeler des "félibres". Ce mot est emprunté à une vieille chanson provençale, "oraison de Saint Anselme" dans laquelle Jésus est représenté dans le temple discutant avec les sept félibres docteurs de la loi. 

Dans les premiers statuts, les jeunes félibres définissent le rôle de leur association : "Le Félibrige est établi pour conserver toujours à la Provence, sa langue, sa couleur, sa liberté d'allures, son amour national et son beau rang d'intelligence."

Malgré les réticences de Mistral, la graphie adoptée sera celle préconisée et même imposée par Roumanille.

Placé sous le patronage de Saint-Estelle, ce mouvement accueillera aussi des poètes catalans.

Mistral voulait "rendre la vogue au provençal par le souffle et la flamme de la divine poésie".

Par son œuvre, Frédéric Mistral a, en effet, réhabilité la langue provençale en la portant aux plus hauts sommets de la poésie épique.

Mistral est aussi l'auteur de "Lo tresor del Felibrige" (1878-1886) qui reste le dictionnaire le plus riche de la langue occitane et l'un des plus fiables pour la précision des sens. C'est un dictionnaire bilingue, occitan/français, en deux gros volumes, englobant l'ensemble des dialectes d'Oc.

Son œuvre capitale est "Mirèio" (1859) dont Gounod fit un opéra en 1863. En 1904, Mistral reçoit le prix Nobel de Littérature. Il meurt le 25 mars 1914.

Bibliographie :

Mirèio (1859) ; Calendal/Calendau, une épopée (1867) ; Les isclos d'or (1875) ; "Lou tresor del Felibrige" (1878) ; "Nerto" (nouvelle en vers) ; "La reino Jano" (1890) ; "Lou Poemo dou Rose"
(Poème du Rhône) (1897) ; "Les Oulivadou" (1912) ; Mémoires (1906) révèlent ses qualités de prosateurs français.  

Nadyne Vern-Frouillou
Nadyne Vern-Frouillou


1.Posté par JPL le 09/09/2017 22:16
Ce n'est pas par hasard, que le Collectif "Lengua Viua" du Val d'Aran à choisi le slogan de Frédéric Mistral " Qui ten era lengua, ten era clau" "Qui a la langue, a la clé".
http://www.conselharan.org/24au-corsa-aran-per-sa-lengua/

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