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Chronique littéraire : rencontre avec Liliane Fauriac

"Après Marienburg", émouvant roman historique et familial est paru en janvier 2017 aux éditions Encre Rouge.



Jeudi 2 Novembre 2017
Robert Linas


Liliane Fauriac
Liliane Fauriac
Cet émouvant roman historique et familial est paru en janvier 2017 aux éditions Encre Rouge. En démontrant que la vie et l’espoir sont les plus forts, Liliane Fauriac croise ici les destins de deux enfants abandonnés : ses parents. Nous avons rencontré l’auteure.

Qui êtes-vous Liliane Fauriac ?

Née en 1948 à Limoges en Haute-Vienne, j’ai exercé la profession d’institutrice dans plusieurs écoles du même département. Dès l’année de mon départ à la retraite, j’ai pu réaliser plusieurs rêves : écrire, voyager, publier. C’est donc à partir de 2011 que j’ai commencé à autoéditer trois récits de voyages. Simultanément, j’écrivais des poèmes, des nouvelles, participais à des concours et reçus plusieurs prix pour ces écrits.

Ce dernier ouvrage est-il différent des premiers ?

Oui : j’ai souhaité continuer en abordant le roman qui me permettait d’aller au-delà de mon vécu et d’aborder des thèmes plus variés comme : la rencontre, l’aventure, la maladie et la fin de vie, l’amour...

"Après Marienburg", pourquoi ce titre ?

Marienburg est une ville polonaise située dans le couloir de Dantzig. Pendant la deuxième guerre mondiale, c’est là que le stalag XX était implanté. Mon père y a passé sa période de captivité et a rencontré ma mère à son retour, d’où le titre « Après Marienburg » qui marque la fin de leur statut d’enfants de l’Assistance et le début de leur vie de couple indépendant des institutions d’aide aux abandonnés.

Il s’agit donc de retracer le parcours de vos parents ? Qu’est-ce qui vous a amenée à l’écrire ?

Je voulais tenter de connaître mes origines. Au moment où j’entreprenais des recherches aux archives de l’Assistance publique pour essayer de retrouver des traces de mes grands-parents, j’ai fait une découverte tellement bouleversante au sujet de ma grand-mère paternelle que j’ai voulu témoigner de son destin poignant. Simultanément, j’apprenais un fait historique très méconnu : la mutinerie des soldats russes de la Courtine en Creuse en 1917. Il m’est apparu évident de relier de manière romanesque cet épisode tragique avec l’histoire de ma grand-mère paternelle. J’entre vite dans les têtes et dans les cœurs des soldats, des paysans, des musiciens, des hommes et des femmes qui entremêlent leurs destins au son des canons de la guerre. Dimitri devient mon grand-père russe, mortellement blessé au cours de l’assaut contre les mutins dont il est un des leaders.
Et je comprends mieux les causes de l’abandon de cet enfant : Pierre, mon père.

Et du côté de votre mère ?

Je n’ai rien trouvé aux archives, si ce n’est que ma grand-mère maternelle était fille-mère à 21 ans. Comme je suis passionnée de musique classique, je me suis inventée une grand-mère, Marta, jeune pianiste professionnelle qui, lors d’une tournée à Prague, vit une magnifique histoire d’amour.
Enceinte, seule, elle choisit d’abandonner sa fille Gabrielle pour poursuivre sa brillante carrière : c’est la deuxième partie de mon roman.

Cette histoire de famille est donc romancée ?

Oui, elle se situe au carrefour du réel et de l’imaginaire. Seule la troisième partie Pierre et Gabrielle est absolument authentique. Les deux petits êtres, nés par hasard de passions éphémères au beau milieu de la première Guerre mondiale, abandonnés chacun de leur côté, émeuvent par leur sort tragique et inique, leur courage. Humiliés, ballottés de ferme en ferme, souvent malades, ils font preuve d’une époustouflante énergie et d’une incroyable volonté. Depuis leur plus tendre enfance jusqu’à la fin de la deuxième Guerre mondiale, leur espoir les a guidés vers une vie enfin digne et heureuse. Leur mariage – la fin de mon roman – est en est le point de départ.

Pourquoi avoir écrit ce roman ?

C’est tout d’abord pour rendre hommage à mes parents. Et puis, je m’en suis aperçue quand j’ai eu terminé de l’écrire, j’ai pu ainsi pardonner à mes grands-mères d’avoir abandonné leur enfant.

Aura-t-il une suite ?

J’écris la suite de la vie de Marta, ma grand-mère pianiste : une pure fiction sur le thème du remords et de la résilience.
 
Chronique littéraire réalisée par Robert Linas 
 Président Fondateur de l'association 7 à lire !   www.o-p-i.fr/7alire

Chronique littéraire : rencontre avec Liliane Fauriac
Le roman de Liliane Fauriac (298 pages ; 18 €) est disponible sur le site des Editions Encre Rouge et sur Amazon. Vous pouvez également vous le procurer auprès de l’auteure à cette adresse : lili.fauriac@hotmail.fr

Tous ses titres sont présentés sur son site : lilianeecrivante.blogspot.fr ainsi que sur le site 7 à lire.

Robert Linas
Robert Linas

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