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Entretien avec Michel Montsarrat, candidat En Marche : "Non, un député ne distribue aucun subside aux communes, ce n'est pas son rôle"

Candidat issu de la société civile, Michel Montsarrat a bien voulu répondre aux questions de la rédaction de "Luchon Mag".



Jeudi 8 Juin 2017


Michel Montsarrat avec Philippe Dintrans​, ancien international du XV de France et chef d'entreprise, mercredi lors de la réunion publique à Luchon (Photo © Paul Tian)
Michel Montsarrat avec Philippe Dintrans​, ancien international du XV de France et chef d'entreprise, mercredi lors de la réunion publique à Luchon (Photo © Paul Tian)
Michel Monsarrat vous êtes bien connu dans le Comminges et bien au delà tant pour votre carrière dans le rugby qu'avec  votre profession de restaurateur. Mais vos concitoyens ignoraient vos engagements politiques. C'est avec un certain étonnement que votre candidature à été découverte.

Comme tout un chacun j'ai mes opinions et je n'ai pas manqué de les exprimer depuis que je suis électeur. Le parcours que vous évoquez me place en observateur privilégié de mon environnement. C'est ainsi que j'ai pu au fil des ans connaître ce territoire, les gens qui le font vivre, ses faiblesses et ses atouts, sans le prisme déformant de l'analyse politicienne. J'ai pu observer au quotidien l'action de nos élus aux différents niveaux de la représentation: communale d'abord, intercommunale ensuite, sans oublier les autres strates de notre mille feuilles politico administratif.

Comme un grand nombre de citoyens/électeurs je me suis rendu compte que les clivages tels que nous les connaissons et subissons stérilisent le discours politique et surtout l'action que l'on doit mener.

Inutile d'être bien savant pour constater qu'il y a autant de bonnes idées d'un coté comme de l'autre et bien entendu tout autant de mauvaises.

Et c'est très certainement pour cela que jusqu'à présent je ne me suis jamais engagé politiquement ni d'un coté, ni d'un autre ou même ailleurs.
 
Pourtant maintenant vous avez rejoint le mouvement "En Marche !" et avez été choisi comme candidat dans la circonscription du Comminges/Savès. Comment en êtes vous arrivé là ?
 
J'ai eu la chance de rencontrer Emmanuel  Macron lors du passage du Tour de France à Luchon au mois de juillet dernier. L'homme m'a séduit par sa qualité d'écoute et aussi les grandes ligne de son projet politique. La création du mouvement datait du mois d'avril précédent et déjà bon nombre de "marcheurs" arpentaient le territoire.

Peu après cette rencontre je me suis inscrit sur le site du mouvement. Ce fut l'occasion de croiser dans le Comminges et à Toulouse nombre de personnes qui avaient fait la même démarche et qui partageaient les mêmes valeurs.
C'est ainsi que s'est constitué  une équipe enthousiaste  de compétences et d'expertises lors de la campagne présidentielle et qui maintenant m'offre un soutien sans faille. Qu'elle en soit remerciée.

Cette vision nouvelle de la politique, pas à droite pas à gauche, rejoint des convictions personnelles et la perception que j'ai du microcosme politique local. Tout le monde connaît les guerres de tranchée que se livrent les protagonistes de cette triste comédie d'accès au pouvoir et de conservation jalouse des mandats obtenus. En écoutant mes concitoyens j'ai pris conscience que l'on arrivait au bout d'un schéma qui s'épuisait à force de s'investir dans diverses querelles au lieu d'utiliser son énergie à œuvrer pour le bien public.
 
Quels sont les thèmes majeurs de votre campagne ?

Vous comprenez bien que mon adhésion au mouvement En Marche! repose également et principalement sur les grands  points du programme d'Emmanuel  Macron car ils se trouvent en  parfaite résonance avec les préoccupations du Comminges et du Savès.

Plutôt que de citer à nouveau la liste programme de la campagne présidentielle je préfère mettre en avant un point crucial qui n'a été que faiblement repris par les médias.

Que ce soit pour l'éducation et la culture, l'emploi, la santé, la sécurité, l'agriculture et l'environnement ... les propositions se comprennent de deux manières : il y a d'une part les solutions et préconisations mais aussi et, c'est tout aussi important, la méthode pour atteindre les objectifs.

On est loin, très loin des promesses électorales qui ne valent que le temps d'un discours et qui n'engagent que ceux qui les entendent. Projets et méthode se comprennent sur le même plan et sont indissociables dans cette nouvelle manière de faire de la politique. C'est tout l'enjeu de ces élections législatives qui doivent donner une majorité aux projets du président.

La pertinence et la crédibilité de la politique qui sera menée reposera en grande partie sur la prise directe qu'auront les élus avec le territoire.

Emmanuel Macron s'est engagé de faire à intervalle régulier le point devant la Nation sur les chantiers qu'il va ouvrir, il demande la même chose à ses ministres mais aussi aux parlementaires de sa majorité devant leurs électeurs.  
 
C'est un engagement que je vais tenir devant vous si le verdict des urnes m'y autorise.

Comment se passe votre campagne qui a démarré il y peu de temps ?

Avec  des moyens très limités, sans l'expérience des stratégies électorales des grands partis, en s'appuyant sur des personnes engagées et dévouées qui découvrent toutes ensemble ce qu'il convient de faire, on mène une campagne extrêmement brève. Ceci est une contrainte forte mais elle nous incite d'aller à l'essentiel.

Les grands partis sont en campagne depuis presque six mois avec une logistique parfaitement rodée.

Certains de mes concurrents se font accompagner par de grands élus, pourquoi pas, mais sont-ils encore à la recherche d'une légitimité ou ont-ils peur qu'elle leur fasse défaut ?

Il ne m'a pas été possible de rendre une visite de courtoisie aux quelques 283 maires de la circonscription en moins de trois semaines.

C'est pour cela que j'ai privilégié des rencontres dans les chefs lieu des 14 anciens cantons de la circonscription. Lors de ces réunions, dont la dernière se tient à Saint-Gaudens ce jeudi 8 juin je croise mes concitoyens, entends leurs interrogations, leurs souhaits mais aussi leurs craintes.
Dans ce territoire il y a comme une culture de la désespérance quand on écoute les discours dominants qui brodent à l'envie dans un registre compassionnel qui engendre le fatalisme.
 
N'est ce pas une des formes de la résistance au changement ? Tout change et rien ne change. Cela relève aussi d'une stratégie d'évitement des conflits.

Si les scrutins des 11 et 18 juin prochains vous sont favorables comment envisagez vous d'exercer votre mandat ?

Je profite de votre question pour rappeler ce qu'est le rôle d'un député. Son rôle premier est de s'investir dans le travail législatif et de se prononcer sur les projets de lois du gouvernement, en reformulant et complétant le texte par des amendements le cas échéant.

C'est un travail intense dans les commissions qui seront installées et dont je ferai partie.

En restant en prise directe avec le territoire il me faudra par une écoute attentive faire remonter au niveau national les problématiques rencontrées, les confronter à celles rapportées par les autres parlementaires et ensuite les traduire sans faux sens dans la production législative. Cette dernière ne se limite pas aux lois nouvelles, elle concerne aussi la révision indispensable de l'arsenal juridique qui encombre et freine la société. Il faut dynamiser, et on ne le fera qu'en simplifiant. Le chantier est immense.
Un député ne peut mobiliser des fonds publics et les distribuer. Il ne dispose d'aucun budget.

En revanche il doit jouer un rôle de facilitateur, ouvrir les bonnes portes pour que les projets locaux avancent dans des délais raisonnables, en levant les blocages qui sont ou bureaucratiques ou malheureusement politiciens.

J'ai bien veillé à m'entourer localement de référents socio-professionnels, plus à même dans leur domaine de compétence d'éclairer ma connaissance sur des sujets qui me sont éloignés.

Ainsi dans l'équipe on trouve Nicolas Longeaux, médecin urgentiste, Stéphane Bachelier, responsable de PME, des représentant du monde agricole, des spécialistes de la montagne, ma suppléante, Sabine Godet, professeure de technologie à Rieumes.

Au fil du temps cette équipe se complètera et assurera une veille permanente sur le territoire. Plus concrètement je m'engage à parcourir le Comminges et le Savès pour entendre au plus près mes concitoyens.

Venant de la société civile, j'ai l'avantage de pouvoir approcher les dossiers que l'on me soumettra en dehors de toute vision politicienne, en centrant mon analyse sur la pertinence économique et sociale, le caractère innovant.

Ce qui me semble majeur c'est d'être ouvert à toutes les propositions et s'engager dans des actions qui conduisent au mieux vivre ensemble, à faire en sorte que l'on puisse vivre avec dignité dans les plus petits villages et hameaux pour effacer le sentiment d'abandon dont les gens témoignent souvent à raison

A ce titre, il convient de s'interroger sur les raisons du succès des extrêmes et tout particulièrement le Front National. On constate, au gré des rencontres, qu'une bonne partie des électeurs ne donne plus sa confiance aux partis traditionnels de la droite comme de la gauche. Par des pratiques d'un autre âge les grands partis ont laissé en déshérence tout un espace dans lequel se sont engouffrés les populistes et autres démagogues.

Malgré les résultats des derniers scrutins les partis traditionnels n'ont pas encore fait leur autocritique tout préoccupés par des querelles internes, des luttes de tendances et créations de chapelles.

L'affirmation selon laquelle le Comminges et le Savès sont une terre historiquement socialiste semble bien battue en brèche, les électeurs ne supportant plus les combines et autres alliances de circonstance qui oublient l'intérêt public.

Pour preuve la campagne d'un de mes concurrents, qui depuis 6 mois enchaîne réunions sur réunions en pratiquant une confusion des genres.

En effet, ses interventions, sous la houlette de quelques grands élus, mettent en avant que des réalisations purement locales de la région ou du département en lieu et place de son action en qualité de député, élu de la nation.
Non ! un député ne distribue aucun subside aux communes, ce n'est pas son rôle.

L'uniformité de teinte politique n'est pas la condition nécessaire et suffisante pour accéder aux financements publics territoriaux qui, par nature et construction, s'adressent à tous.

Le changement politique attendu c'est aussi redonner son rôle à chacune des instances en charge des politiques publiques et mettre tous les acteurs en face de leurs responsabilités.

Propos recueillis par la rédaction de "Luchon Mag"

 

DROITS DE REPRODUCTION ET DE DIFFUSION RÉSERVÉS. COPYRIGHT LUCHON MAG




1.Posté par Sarraute Cécile le 08/06/2017 17:40
Bravo pour cette mise au point !

J'espère que les électeurs sauront privilégier ce nouveau regard et ces nouvelles méthodes de travail pour faire avancer notre territoire.
Cécile Sarraute
Première adjointe à Cier de LUCHON

2.Posté par insoumis luchon le 08/06/2017 17:41
Même si les médias nous ont présenté Macron comme le renouveau de la politique, il est nécessaire une fois de plus de soulever quelques contre-vérités. Le nouveau patron de l’Elysée a certes fondé son mouvement il y a à peine un an, jouant sur une posture anti-parti et sur la fin du clivage gauche-droite. Mais pour autant incarne-t-il le renouveau d’une vie politique, gangrenée par les affaires sous cette 5ème république pourrissante, et caractérisée par la confiscation du pouvoir par deux partis essentiellement ?

Macron ne peut pas faire oublier qu’il est surtout issu de la technocratie française et que l’entregent dont il a bénéficié lui a permis de gravir les échelles du pouvoir : Secrétaire de l’Elysée, ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique dans le gouvernement de Manuel Valls.

Énarque en 2002, Macron a bénéficié de soutien de riches hommes d’affaires. En 2007, le chef de l’inspection des finances, Jean-Pierre Jouyet, débauché par M. Nicolas Sarkozy pour le secrétariat d’État chargé des affaires européennes, présente ce jeune homme prometteur à M. Jacques Attali (l’ancien conseiller de François Mitterrand, qui préside la commission pour la libération de la croissance), le nomme rapporteur général adjoint ( http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/DENORD/57249).

Ce sont les mêmes qui le présenteront à François Hollande en 2012. Entre temps Macron est passé par la banque Rothschild grâce à la recommandation de ses amis affairistes. Durant ces années il a été nourri au biberon de la compétition, de la concurrence libre et non faussée. Formation qui va le conduire une fois ministre à promouvoir une loi préférant le bus au train, le travail le dimanche plutôt que le repos, la privatisation de plusieurs aéroports dont celui de Toulouse Blagnac pour lequel il a favorisé la prise de pouvoir d’actionnaires rapaces (https://www.mediapart.fr/journal/economie/160616/aeroport-de-toulouse-macron-rattrape-par-son-mensonge?onglet=full, https://www.mediapart.fr/journal/economie/030916/aeroport-de-toulouse-un-caillou-dans-la-chaussure-de-macron?onglet=full).

L’ensemble de ces réseaux constitués tout au long de ces années, se retrouve derrière Macron quand celui ci lance son mouvement « En marche ». Emmanuel Macron n’est pas un homme neuf en politique, parti de « rien » et ayant tout bâti ! Il appartient à une élite libérale qui lie étroitement intérêts économiques et pouvoirs politiques. C’est là la première imposture du plus jeune président de la 5ème république. Sa jeunesse est incontestable mais sa vision du pouvoir ne l’est pas vraiment.

Qui a pu regarder l’émission « Envoyé spécial » jeudi 11 mai, a sans doute remarqué que Macron n’est pas un fervent partisan du renouvellement des institutions et encore moins du changement de république. Sa vision du pouvoir est très vieille France en fait : mettre en marche une cohorte de militant-e-s et ou d’adhérent-e-s, réuni-e-s autour « d’un chef » (c’est ainsi qu’il se voit). De l’horizontalité pour le « fun » et le principe de réalité pour les vraies décisions, celles du pouvoir monarchique de la 5ème république.

Dans cette même émission curieusement alors qu’il a été l’objet de nombreux documentaires en peu de jours, Emmanuel Macron a décrété que les médias ne l’aimaient pas et s’étaient acharnés sur lui. Pourtant durant une année il a bénéficié de l’appui de ces derniers. D’abord parce que le nouveau président de la république a quelques accointances avec les magnats de la communication : « Emmanuel Macron est notre relais, notre porte parole d’entrée auprès du président », Stéphane Richard, président directeur général d’Orange, en janvier 2017, dans un tweet, le co-actionnaire du Monde, Pierre Bergé, annonçait « son soutien sans la moindre restriction à Emmanuel Maccron », soutien sans appel également de « Challenges », on peut noter des relations assez fortes avec aussi l’homme d’affaire Patrick Drahi (SFR, BFM TV, RMC, Libération, l’Express). (https://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/BENILDE/57494)

Alors Macron candidat des médias ? Cela ne fait pas trop de doutes. Il n’y a qu’à écouter les principales chaînes d’infos relatant l’investiture de Macron dimanche 14 mai ! Mais le mot de la fin sur ce sujet doit revenir à Mr François Bayrou qui s’interrogeait sur BFM TV le 7 septembre 2016 avant son ralliement à Macron, et qui disait avec beaucoup de pertinence (à ce moment là!) : « posez vous la question, pourquoi ces heures de télévision en direct ? Pourquoi ces couvertures de magazines, pourquoi ces pages et ces pages autour de photographies ou d’histoires assez vides ?… Il y a là une tentative qui a déjà été faite plusieurs fois de très grands intérêts financiers et autres qui ne se contentent plus d’avoir le pouvoir économique » (https://www.monde-diplomatique.fr/2017/05/BENILDE/57494). François Bayrou avait sans doute raison, le meilleur coup que pouvait réaliser les milieux financiers, c’est de mettre un des leurs à la tête de l’état.



Macron et les collectivités territoriales

Le nouveau président de la république a donné le ton, la nomination du maire LR du Havre, Edouard Philippe, montre la voie : sa politique ne sera ni de gauche…ni de gauche !

En tant qu’élu-e-s régionaux-ales, il est légitime de craindre donc les politiques qui seront mises en œuvre sous le quinquennat Macron en direction des collectivités territoriales et dont les grandes lignes ont été annoncées par ce dernier. Ligne en fait très libérale sans grande rupture avec le « Hollandisme », nos inquiétudes sont donc bien justifiées !

Que dit Emmanuel Macron aux collectivités territoriales ?

Je rappelle que ces mêmes collectivités ont connu ces dernières années une cure d’austérité que ne démentit même pas La Tribune puisque, dans un article de janvier 2017, elle affirme : « La baisse drastique des dotations de l’Etat aux collectivités de 11,5 milliards d’euros sur la période 2014-2017 aura en effet durement affecté leur capacité à investir. Et des secteurs comme ceux du bâtiment et des travaux publics, très dépendants de l’investissement public local et pourvoyeurs de nombreux emplois, auront été en difficulté durant cette période. » (http://www.latribune.fr/economie/france/le-quinquennat-hollande-se-conclut-par-la-baisse-des-deficits-630854.html)

Dans ses propositions pour ces collectivités, Macron hélas n’indique pas un changement d’orientation. Pire encore, l’objectif du président de la république c’est de supprimer 70 000 postes de fonctionnaires territoriaux. Mais comme ces suppressions ne peuvent être décidées que par les collectivités elles mêmes, Macron propose, si les collectivités territoriales s’engagent à des coupes supplémentaires dans leurs budgets et dans leurs effectifs, « de nouvelles libertés » dans la gestion de leurs ressources humaines. Outre les suppressions à venir, les politiques à géométrie variable se poursuivent, remettant encore plus en question le principe de l’égalité et des mêmes droits pour tous et toutes sur le territoire national. Comme son prédécesseur, le nouveau locataire de l’Elysée, même avec des « deals » passés avec les collectivités, compte diminuer la dotation de l’état et faire sur 5 ans, une nouvelle économie de 10 milliards d’euros ! (http://www.lagazettedescommunes.com/504489/collectivites-les-sept-travaux-demmanuel-macron/)

A ces politiques déjà alarmantes, Macron rajoute la préconisation de la précarité dans les collectivités ! Il indique que les collectivités pourront recruter plus de contractuels, voire procéder à des recrutements de droit privé. (http://www.lagazettedescommunes.com/491766/emmanuel-macron-prescrit-une-cure-de-rigueur-aux-collectivites-territoriales/) Une manière de remettre en question, une fois de plus, le statut de fonctionnaire, ici territorial. Or ces emplois répondent à des besoins sociaux, correspondent à l’activité de services publics, d’autant qu’avec la décentralisation de nombreuses compétences sont passées de l’Etat aux collectivités.

Plus largement, c’est à toute la fonction publique que Macron veut s’attaquer. Pour justifier ces projets le président parle de rendre la fonction publique « plus moderne ». Emmanuel Macron dans le texte : « il faut lui (à la fonction publique) redonner des souplesses. C’est-à-dire recruter hors du statut pour les fonctions d’encadrement, donner la possibilité d’avoir plus de souplesse dans la gestion des carrières, des rémunérations plus individualisées, et des mobilités. Le statut des fonctionnaires ne sera pas remis en cause, mais il sera modernisé. Il s’agit de mieux reconnaître les plus engagés. » explique-t-il. « Je crois par ailleurs nécessaire de restaurer un jour de carence pour les fonctionnaires » rajoute-t-il. Les vieilles ficelles libérales sont de retour avec un discours managérial : « moderniser » c’est casser les statuts légitimement protecteur et l’égalité des droits.

Des perspectives peu engageantes donc pour les collectivités. Les élu-e-s que nous sommes auront à cœur de dénoncer ces politiques iniques et de les combattre avec les acteurs du mouvement social.

Myriam Martin, 16 mai 2017

3.Posté par insoumis luchon le 08/06/2017 18:07
Macron , soucieux de répondre aux exigences du capital , des organisations patronales ( au moins le Medef ) , des think tank ( l'Ifrap ), Emmanue, son gouvernement et ses députés ( le moins possible ) entend baisser de 60 milliards la dépense publique sous son quinquennat.
Les dépenses de l'Etat seraient diminuées de 25 milliards d'euros , celles des collectivité territoriales de 10 milliards , celles de l'assurance maladie de 15 milliards , celles de l'assurance chômage de 10 milliards d'euros.

Et on peut lire dans des articles précédents, vouloir des maisons de service public de proximité, vouloir un systéme de retraite juste et transparent , une santé de qualité ! mais comment , avec quels financements ?


Pour celui qui veut atomiser les communes et liquider les départements en Haute GAronne d'aprés Montsarrat , c'est la suppression de 120 000 fonctionnaires ( 70 000 territoriaux et 50 fonctionnaires d'Etat ) , comment gérer ces collectivités ou comment faire fonctionner les différents services déconcentrés de l'Etat ?

La baisse de dotations aux collectivités va rester de vigueur en fragilisant les communes ! Hollande , Delga et Aviragnet avaient déjà entamer cette baisse, Macron la poursuit pour étrangler les communes.
En MArche et leurs candidats font porter un sacré coup au pacte social de notre république !
Choisissez les candidats de la France insoumise Philippe Gimenez et Sophie Lechat pour défendre l'intérêt général , les services publics , améliorer vos conditions de vie, l'aménagement du territoire.
Ne nous laissons pas endormir par la prose : "Laissez un chance à se gouvernement de gouverner"
Au contraire, Ripostons !

4.Posté par Insoumis Larboust le 08/06/2017 22:09
Tout à fait d'accord, le 11Juin pour un avenir en commun !

5.Posté par Luchon31 le 09/06/2017 11:35
On votera ce qu'on veut...... pas besoin des insoumis de Luchon pour nous dire ce que l'on​doit faire.....

Adishatz la melanchonite....

6.Posté par Jean Luc Gangloff le 09/06/2017 11:47
Ce qui est navrant, voire désolant, c'est que celles et ceux qui se présentent sous l'étiquette des Insoumis poursuivent un discours systématique d'opposition selon les vieux schémas d'une dialectique gauchiste d'un autre âge. Utiliser en 2017 des clichés usés à force d'avoir servi de la "lutte des classe" et autres figures de cette engeance c'est revenir à une conception de la politique que l'histoire à condamné depuis longtemps.
Ce discours qui a tant servi est avant tout profondément réactionnaire et traduit dans sa formulation datée une incapacité chronique d'envisager l'avenir autrement.
Et comme le chante un prix Nobel : "Times They Are A Changin" (Bob Dylan 1964)

7.Posté par insoumis luchon le 09/06/2017 12:47
reforme taxe habitation : ( extrait de solidaires finances publiques )
Exonération de la Taxe d'habitation pour 80 % de la population : quelles conséquences ?


Le nouveau Président de la République, Emmanuel Macron, a porté comme idée pendant sa campagne électorale la volonté de supprimer la taxe d'habitation pour 80 % de la population. Cette Taxe d'habitation est jugée très variable suivant la commune, inéquitable et pesant lourd sur les ménages. La limite d’exonération serait fixée à 20 000 € de RFR par an et par part. Ainsi un couple sans enfant ne serait plus soumis à la TH si son RFR est inférieur à 40 000 €...

Analyse :

Toucher à la taxe d'habitation est une question complexe sous plusieurs aspects. Elle représente à elle seule plus de 28 % du revenu des communes et des intercommunalités soit un peu plus de 22 milliards euros en 2015.

Son assiette est basée sur des valeurs locatives, elle-même établies en 1960 pour le foncier non bâti et 1970 pour le bâti. La révision générale engagée en 1990 n'a jamais abouti. Malgré des coefficients d'actualisation plus ou moins pertinents et arbitraires, les règles demeurent anciennes, obsolètes et injustes. Le processus de révision des bases, très long, demeure en cours...

Rappelons que globalement les impôts locaux ont eu tendance à augmenter ces dernières années sous l'effet de plusieurs facteurs :
- transfert de compétence de l'état non intégralement compensé,
- réduction des dotations de l’État,
- hausse des besoins économiques et sociaux.

Exonérer 80 % de la population représenterait un manque à gagner de 10 milliards pour les communes... Bien évidemment, une telle somme devra être compensée d'une manière ou d'une autre. Dans son programme, le Président de la République donne peu de pistes. Le seul engagement pris indique que l'Etat prendrait à sa charge le différentiel à l'euro près sur une base des taux de 2016. En dehors du fait que cette compensation peut toujours être revue à la baisse sous prétexte d'une rigueur budgétaire accrue, il faudra bien que l’État trouve, au moins dans un premier temps, ces 10 milliards d'Euros. Ceux-ci peuvent être financés par : une hausse des impôts, une baisse des dépenses ou ces deux options combinées. Notons que devant ce dilemme, une autre piste bien que non évoquée, pourrait être envisagée : rendre payantes des activités proposées aujourd'hui gratuitement par les communes ou en augmenter le reste à charge pour les citoyens... En clair, tout le monde contribuerait...

Outre que l’exonération n'impacterait pas les personnes les plus modestes, le fait que seuls 20 % de la population paieraient cette « nouvelle » taxe d'habitation pourrait avoir un effet délétère sur le consentement à l’impôt et provoquer un vif ressentiment pour les personnes encore touchées par cette taxe.

Pour Solidaires Finances Publiques, une telle exonération massive n'est pas une solution. Nous portons la demande d'une remise à plat des bases de calculs via une révision des valeurs locatives, avec la mise en place d'une taxe progressive et plafonnée en fonction des revenus. De même, un meilleur équilibre devra être trouvé entre la CFE payée par les entreprises et les particuliers. À l'heure actuelle, après 35 000 suppressions d'emplois, penser que l'on puisse mener à bien cette révision foncière relève de la plus grande utopie. D'où l'absolue nécessité de donner à la DGFiP tous les moyens humains et budgétaires pour mener à bien ce travail de longue haleine, en lien avec les collectivités territoriales, un travail indispensable à une plus grande équité et à une meilleure acceptation de l’impôt.


8.Posté par insoumis luchon le 09/06/2017 17:40
"Ce qui est navrant, voire désolant, c'est que celles et ceux qui se présentent sous l'étiquette des Insoumis poursuivent un discours systématique d'opposition selon les vieux schémas d'une dialectique gauchiste d'un autre âge. "
Le discours porté par l'oligarchie, par la droite et la gôche molle a montré leurs limites : plus de richesses accaparées, plus de pauvreté..., plus de productivisme, plus de pollution, moins de démocratie , collusion médias et hommes politiques, connivences grand patronat et hommes politiques....

une croissance découlant de l'augmentation de la pollution, des maladies, de l'hyper consommation, de l'armement , un P.I.B nauséabond.

Voilà la réalité , un croissance illimitée dans un monde limité , c'est un mensonge , un discours de fou tenu par ceux qui nous ont gouverné et ceux qui nous gouvernent actuellement !!

un autre modéle de société , un autre choix de société ne sont pas envisageables avec l'uberisation généralisé du travail , le retour de la servitude et du travail à la tâche comme au moyen âge.
there's not alternative de Mme Tatcher est en train de dessiner sous les projets du gouvernement de Macron !

Plutôt : la compagnie joli mômes : http://cie-joliemome.org/IMG/mp3/c-est-dans-la-rue-29-avril-2008.mp3

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