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Le ténor Jean-Bernard Bun met sa passion vocale au service de la solidarité pour les enfants hospitalisés

Il sera en concert, avec les Fils de Luchon, samedi 8 juillet, en l'église de Montauban-de-Luchon, au profit de l'association "Le Filsajo". Au programme de ce concert solidaire, chansons du folklore pyrénéen, chansons de Joan de Nadau, variétés françaises...



Jeudi 6 Juillet 2017


Jean-Bernard Bun
Jean-Bernard Bun
Samedi 8 juillet a 21 heures à l’église de Montauban-de Luchon, Jean-Bernard Bun donnera un concert, au profit de l’Association "Le Filsajo" (ou Fils à Jo). Le groupe vocal des Fils de Luchon interprétera des chansons du folklore Pyrénéen mais aussi extraites du répertoire de l'amic Jan de Nadau.

Jean Bernard Bun quant à lui offrira un florilège de variétés françaises et pyrénéennes.
La recette de cette soirée sera intégralement distribuée sous formes de jouets, cadeaux, ou d’animations associatives, aux profit des enfants malades dans les hôpitaux.
 
Ce concert de la générosité est l'occasion de dresser un portrait de Jean-Bernard Bun que les Luchonnais connaissent puisqu'il prêta sa voix aux choeurs des Fils de Luchon. C'est  un personnage de caractère, un bon vivant, un homme généreux... que "Luchon Mag" a découvert. 

Pourquoi le nom de "Filsajo" (Fils à Jo) pour cette association ?

D'abord parce que je suis le fils de Joseph Bun, un Espagnol installé à Saint Mamet, j'ai encore deux tantes à Luchon : Madame Andrée Lafont et Madame Germaine Ladrix. Ma mère est parisienne.

Je voulais aussi rendre hommage à deux grands amis qui étaient aux Fils de Luchon où j'ai chanté vingt ans en deux périodes et qui nous ont hélas quittés : Joseph Pradel, un ténor qui avait une très belle voix, la plus belle voix du groupe et Joseph Faixa, une très belle basse. Il présida un temps aux destinées des Fils de Luchon.
 
Quand et comment est né cette association ?

Il y a quatorze ans et demi, notre petit-fils a été hospitalisé aux services des Enfants malades à Purpan. Un lieu qui m'a beaucoup impressionné. En plus au moment des fêtes de fin d'années. C'est toujours plus douloureux. En guise de Père Noël, ce sont deux sportifs célèbres, Emile Natmak et Nicolas Dieuse qui sont venus distribuer les cadeaux. Je me souviens de la joie de tous ces enfants dont mon petit-fils, heureux comme un roi, d'être photographié avec eux.

Là, j'ai eu un déclic, je ne suis pas moi-même célèbre mais je pouvais mettre ma voix au service de ces gamins. Je décidais que j'allais donner des concerts dont la recette serait reversée au profit des enfants hospitalisés. Mais j'étais encore en activité et j'ai attendu la retraite, en 2014 pour transformer mon projet en réalité, en septembre 2015.

Je suis le président, mon épouse Lucienne est trésorière et notre fille Christelle est secrétaire.
Notre seul objectif est d'apporter du bonheur aux enfants mais aussi aux familles.
Notre action est entièrement bénévole et je me déplace dans un rayon de 50 kilomètres de Beauchalot où je réside. Pas plus car, cela représente des frais que j'assume entièrement.

Je vais aussi dans les maisons de retraites où je chante des chansons anciennes, j'apporte du bonheur à ces personnes âgées ou malades et avec les 70 euros de mon "contrat" j'ajoute à la cagnotte pour les petits malades. Ainsi, ça devient une action intergenérationnelle.

Grâce à cette chaîne de la solidarité, nous avons déjà pu participer aux frais d’hospitalisation d'un petit garçon de Goudrin dans le Gers qui devait subir une intervention chirurgicale au centre hospitalier de Barcelone.
 
Parce que Jean-Bernard Bun tient à la transparence totale de son initiative, nous publions la parution au journal officiel de la déclaration d'association, de ses objectifs et de son fonctionnement.
 
Depuis quand chantez-vous ? Et quel est votre répertoire ?

Je chante depuis toujours ! Dès que je me lève, je chante ! Je chante tout le temps, où que je me trouve, je chantais dans ma cuisine. Mon répertoire ? Des chants pyrénéens bien sûr, je suis né au pied du Cagire, à Sengouagnet, près d'Aspet. Mais aussi des chansons de Claude François (et ma femme ne fait pas la Claudette !) Le répertoire d'Yves Duteil, un peu de Brassens, Jean Ferrat, Richard Anthony, Les Corons de Bachelet.. sans oublier des chansons de Jan de Nadau, je l'adore !
Je vais à tous ses concerts et j'ai fait son Olympia en 2010.

Il y a aussi toutes les chansons anciennes quand je vais en maison de retraite (ou à la demande) et j'interprète même quelques compositions personnelles.

Par deux fois, j'ai fait partie des choeurs des Fils de Luchon, et avec eux, j'ai été inclus dans un spectacle d'opérette "Luchon à la belle époque",un spectacle monté par Suzanne Sorano et d'autres belles voix mais moins connues.
 
Avec un tel talent, vous auriez pu en faire votre métier, vous venez de me parler de cuisine... Vous êtes passé d'un piano à notes à un piano de cuisinier ?

Ma vie professionnelle est due à un concours de circonstance. Le chant, il n'en fut jamais question. Mon père aimait le chant mais il ne chantait pas et quand j'étais jeune ,il n'était pas question de faire un tel métier. On n'y pensait même pas !  Comme je ne "gazais" pas à l'école, il a fallu choisir entre deux solutions : devenir apprenti électricien ou apprenti cuisinier. Mes parents avaient trouvé une place chez un électricien, à Manes, mais il fallait acheter un vélomoteur pour parcourir les 40 kilomètres aller et retour quotidiens et mes parents n'avaient pas de grands moyens. Ils ont donc choisi de m'envoyer apprenti cuisinier, à Toulouse. Ce n'était pas à côté mais j'étais logé, nourri, blanchi.

J'ai poursuivi ma formation à l'Hostellerie des Sept molles à Sauveterre-de-Comminges, une table très réputée, connue de nombreux artistes. C'est ainsi que j'ai pu croiser Johnny Hallyday, Sylvie Vartan. Je me souviens aussi de Joe Dassin. Un gars très gentil qui venait toujours saluer le personnel. Tiens ! Je peux vous raconter une anecdote. Mais je ne suis pas trop bavard ? (rire)

Les lecteurs ont le droits d'interrompre leur lecture (rires) mais je crois que votre charisme les envoûtera !

Eh ! Bien, voila : une fois, une femme de chambre a trouvé une boite de cigares gravée à son nom, elle est venue nous l'apporter, il y avait un autre apprenti et nous nous sommes disputés comme des chiffonniers jusqu'à ce que nous la cassions, l'un a eu le couvercle et l'autre le fond !

Poursuivons votre parcours en cuisine...

Après Sauveterre, il va être interrompu par le service militaire. Je suis parti en Allemagne. A mon retour, j'ai beaucoup bougé. Je me souviens des saisons à Lourdes, c'était sept mois sans le moindre repos, pas de congés, pas de RTT, ça n'existait pas. C'était de la folie. Et malgré cette vie d'enfer, j'ai trouvé le paradis ! J'ai rencontré celle qui est mon épouse et nous avons eu deux enfants. Nous sommes partis ensemble sur les routes, à Toulouse ,à Reims avant de revenir au pays, à l'auberge de l'Ourson, dans la vallée du Lys ou je suis resté chef cuisinier pendant sept ans. C'est à ce moment-là que je suis entré ,pour la première fois, aux Fils de Luchon.
 
Puis le besoin de retrouver ses racines, Jean-Bernard Bun ouvre l'auberge de Choucaou, à Aspet, en 1988, avant de faire un nouveau choix en 1993 en s'installant à "La Calèche", un bar-hôtel-restaurant à Beauchalot. Une affaire qu'il développe avec son épouse Lucienne qui s'occupait de la mise en place et du service.

Jean- Bernard Bun se souvient :

Notre chance a été de travailler ,à l'époque, avec les Portugais qui vivaient en Suisse. Ils faisaient le trajets deux fois par an et, à mi-chemin, ils s'arrêtaient chez nous. C'est à ce moment-là que je suis revenu aux Fils de Luchon, j'avais une heure de route mais je n'ai jamais manqué une répétition.

Hélas ! L'ouverture de l'autoroute a tout plombé et nous avons dû arrêter. Sauf que je n'avais pas encore l'âge de la retraite, alors je suis entré comme cuisinier chez Sercel, à Valentine 
où, en 2014, j'ai fait valoir mes droits à un repos bien mérité.

Je savais cependant que "LefilsaJo" allait m'occuper grandement. Je m'occupe aussi de la chorale "Les choeurs du Haut-Comminges", où chante mon épouse (elle est alti) et je chante avec eux. Ils sont basés à Barbazan. Avec une chef de choeur exceptionnelle, une sacrée pointure, (un peu de pub ! Mais elle le mérite !  c'est une professionnelle. En plus, elle est titulaire des orgues de Saint-Bertrand-de-Comminges.
 
Responsable de la chronique gastronomique hebdomadaire de "Luchon Mag", je ne peux pas ne pas vous demander quelles étaient vos spécialités culinaires... et peut être vous embaucher pour m'indiquer quelques bonnes recettes et astuces !

Pas de fausse modestie, j'étais bon cuisinier et bon pâtissier. Autant une spécialité que l'autre, je les taquine bien ! Mes spécialités ? Les sauces, je suis bon saucier, et la pâtisserie .Le premier gâteau que j'ai fait en apprentissage, c'était une tourtière aux pommes, mais pas avec de la compote ! Des pommes coupées en morceaux que j'ai fait mariner toute une nuit avec du rhum, du sucre et de la vanille. A l'Ourson, je faisais toutes mes glaces, tous les sorbets, et avec des parfums inattendus.
Quand je dis parfums, il ne s'agit pas de produits de synthèse mais de vrais fruits.

J'étais aussi un spécialiste de la Russe, une crème à la praline, c'était une spécialité du Pays basque, maintenant, on en trouve partout. Mais pas spécialement de qualité.

Côté salé, je fais  toutes les bonnes sauces qu'on faisait avant.On apprenait les bases, maintenant on fait avec des poudres. Ah ! Le fond de veau qui est la base de toutes les sauces. Plus personne ne prend le temps de le faire.J'aime beaucoup travailler les sauces de poissons, les bisques de homard et dans un autre domaine ma grande spécialité, c'est le fois gras, sous toutes ses formes. »
 
Vous noterez que Jean-Bernard Bun parle au présent car, il n'hésite jamais à se mettre aux fourneaux et si j'ai bien compris, il fait honneur à ses plats, même si, en fin d'entretien, il m'a avoué qu'il avait quelques kilos superflus (c'est assurément son gros cœur généreux qui pèse !) et qu'il s'était mis au régime !  Mais quel régime ?  Celui des gourmets à n'en pas douter !
 
Pour tous renseignements vous pouvez contacter Jean Bernard BUN 06.77.19.94.25 ou 05 61 87 58 82 .

Propos recueillis par Nadyne Vern-Frouillou

Concert, côté pratique

Samedi 8 juillet 2017, à 21h
Eglise de Montauban-de-Luchon
La recette de la soirée sera intégralement distribuée sous forme de jouets, cadeaux ou d'animations associatives au profit des enfants malades dans les hôpitaux.
 

Jean-Bernard Bun à l'occasion des 80 ans des Fils de Luchon (Photo © Domy)
Jean-Bernard Bun à l'occasion des 80 ans des Fils de Luchon (Photo © Domy)

Le ténor Jean-Bernard Bun met sa passion vocale au service de la solidarité pour les enfants hospitalisés

Concert des Fils de Luchon et des Chanteurs du Haut Comminges (où chantent Jean Bernard Bun et Lucienne on épouse) à Gourdan-Polignan en avril 2017 (Photo DR)
Concert des Fils de Luchon et des Chanteurs du Haut Comminges (où chantent Jean Bernard Bun et Lucienne on épouse) à Gourdan-Polignan en avril 2017 (Photo DR)

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