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Législatives : interview de Michel Montsarrat, candidat LREM

Ultime interview de Michel Montsarrat, candidat LREM aux législatives dans la 8ème circonscription du Comminges-Savès. Dimanche, pour le second tour, il est opposé à Joël Aviragnet, candidat PS. Au premier tour, Michel Montsarrat a obtenu 33,35% des suffrages exprimés, Joël Aviragnet 17,68%. Pour rappel, les candidats du PCF et de la France Insoumise n'ont pas donné de consignes de vote, alors que Jean-Luc Rivière, candidat UDI/LR a appelé à voter pour le candidat "En Marche".



Vendredi 16 Juin 2017


Michel Montsarrat avec Philippe Dintrans​, ancien international du XV de France et chef d'entreprise à Luchon (Photo © Paul Tian)
Michel Montsarrat avec Philippe Dintrans​, ancien international du XV de France et chef d'entreprise à Luchon (Photo © Paul Tian)
Quel bilan tirez-vous de l’issue du scrutin des législatives au 1er tour sur notre 8e circonscription ?
 
Ayant fait une campagne de terrain, bien trop brève à mon goût, j’ai pu constater non seulement une attente profonde de nos concitoyens mais également un intérêt non dissimulé pour les propositions du président Macron. De ce fait, le vote des électeurs est pour moi une responsabilité.

Je suis conscient que la partie n’est pas gagnée et je demande à chacun de conforter et de valider leur vote du 1er tour. Il faut appeler autour de vous, mobiliser, pour faire reculer l’abstention. 
 
Comment comptez-vous représenter le Comminges-Savès à l’Assemblée Nationale ?

En ma qualité d’acteur de la société civile, je ferai preuve de pragmatisme dans l’intérêt du plus grand nombre. Je suis conscient de la tâche qui m’incombera, et je réitère mes propositions.
Je m’engage à vous rendre compte régulièrement de l’évolution de ces chantiers immenses qui s’offrent à nous.
 
Dans quel esprit allez-vous exercer votre législature ?

J’ai su m’entourer de gens compétents dans tous les domaines. Ma législature sera placée sous le signe de la coopération avec tous les gens de bonne volonté. 

Propos recueillis par la rédaction élargie de "Luchon Mag"
 

DROITS DE REPRODUCTION ET DE DIFFUSION RÉSERVÉS. COPYRIGHT LUCHON MAG




1.Posté par insoumis luchon le 16/06/2017 17:17
Loi travail n°2 : pour ou contre ?
augmentation de la CSG sur les retraites dépassant 1200 euros , pour ou contre ?
Suppression des départements : pour ou contre ?
Prélèvement à la source ( ce n'est pas un réforme fiscale pour rendre l'impôt plus juste ) : pour ou contre ?
alignement des régimes de retraites vers le moins disants : pour ou contre ?
suppression des cotisations salariales ( servant à alimenter les régimes de retraites, = salaires différés ) pour ou contre ?
suppressions de 120 000 fonctionnaires sous les 5 ans : pour ou contre ?
Maintien du C.I.C.E ( sous Hollande , peu d'emplois ont été créé ) Pour ou contre ?
Modification de l'ISF (Par exemple, avec cette réforme, les dizaines de milliards de fortunes que détient Bernard Arnault en actions dans le groupe LVMH ne seraient plus taxés : Pour ou contre ?

Voilà sur quoi un député va devoir plancher sachant que MAcron utilisera les ordonnances pour protéger ses novices en Politique.
Il faudra rendre compte tout en se faisant botter les fesses.

Seule solution : Riposte Sociale !!!

2.Posté par U.L CGT le 16/06/2017 17:38
Dès le début, la CGT avait annoncé la couleur sur la nécessité de combattre le programme de droite
ultra-libéral d'Emmanuel Macron. Nous y sommes ! Nous sommes dans une violente offensive de
classe et anti sociale!
Avec le code du travail et la sécurité sociale, ce sont tous les droits des salariés qui sont menacés
d'anéantissement pur et simple, c'est à dire: les services publics, la politique de santé, le statut de
fonctionnaires, l'aide au logement, la politique familiale et la protection du salarié face à un
employeur « tout puissant » etc....
La fin du salariat, des droits et garanties à la sauce Gattaz/Macron, jugez par vous
même:
- le contrat de travail et la négociation de la totalité de son contenu au niveau de l'entreprise,
la fin de la protection dans un cadre collectif : l’employeur a tous les droits.
- transfert des cotisations sociales et d'assurance Chômage sur la CSG pour en finir avec le
salaire socialisé qui engage la responsabilité de l’employeur.
- transfert progressif de la formation professionnelle et formation continue sur le compte
personnel, le tout pour une individualisation totale et la transformation de la formation en une
relation de client à prestataire sur le marché et externe à l'entreprise.
- fusion des instances représentatives du personnel, qui entraînerait une perte importante
du nombre d'élus par les salariés et de pouvoir de chaque instance, notamment le CHSCT dont les
prérogatives seraient noyées ; La baisse du nombre d’élus entrainerait un éloignement des salariés.
- Instauration d'un chèque syndical dégageant l'employeur du droit syndical qui pose le
statut du syndicat et les intérêts des salariés qu'il défend, comme partie intégrante de l'entreprise.
Ce sont les acquis de 68 qui voleraient en éclat. Ce serait à la fois la remise en cause de la
reconnaissance du rôle des syndicats dans l’entreprise et le renvoi à la responsabilité individuelle des
salariés, artisans de leur propre malheur !
- barémisation et plafonnement des indemnités prud'hommales en lien avec l'aggravation
des conditions de saisie du tribunal, le tout pour favoriser les licenciements abusifs donc illégaux tout
en protégeant les patrons de toute poursuite et condamnation. Toutes les dernières lois ont assouplis
les licenciements qui ont conduit à des milliers d’emplois supprimés sans aucun bénéfice pour
l’économie et l’emploi. En fixant à l’avance le coût des licenciements illégaux c’est une incitation à se
débarrasser des salariés sans motif valable.
La feuille de route du Medef dont Macron est chargée de la mise en oeuvre, c'est l'aboutissement
de celle dont Sarkozy avait déjà été chargé et définie par son vice président Denis Kessler le 4 octobre
2007 : ".... Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du
Conseil national de la Résistance !...".En effet, avec les ordonnances Macron, le contrat de travail demeurerait un lien de subordination mais dégagé de toute contrepartie au bénéfice du salarié, de toute responsabilité et de toute obligation pour l'employeur. Ces dernières seraient externalisées et à la seule charge du "collaborateur" (non plus du salarié). A n'en pas douter, comme le code du travail, le statut des fonctionnaires ne résisterait pas longtemps à ce processus, les attaques sont déjà programmées.

L' ex-salarié devenu "collaborateur" (les mots ont un sens dans la bouche des patrons) se retrouverait entièrement seul et isolé et sans droits, y compris au niveau de sa représentation face à l'employeur avec la casse des syndicats. C'est le retour au contrat de gré à gré du 19ème siècle relooké sous l'appellation d'origine très contrôlée par les grands groupes : "ubérisation"
Gattaz/Macron, c'est la République en Marche Arrière !!
Après Sarkozy, Hollande et Valls, Emmanuel Macron et son gouvernement, continuent de pratiquer la violence de l'oligarchie des plus riches contre les salariés ; leurs besoins, leurs aspirations jusqu’à leurs existences sont niés. C’est la voie choisie pour empêcher le débat et entraver les mobilisations sociales dans la rue et dans les boîtes.
Face à cette violence et à cette urgence sociale, il faut une réponse unie partout dans les entreprises, les services publics et les administrations, imposeront un troisième tour social en capacité de faire changer les choses.

Dès le 22 juin, exigeons l’ouverture d’une négociation sociale résolument tournée vers le XXIème siècle portant notamment sur :
- l'abrogation de la loi travail
- la réduction du temps de travail à 32 heures et l’augmentation des salaires et des pensions de retraite sur la base du SMIC à 1800 euros bruts. - le renforcement du droit d’expression des salariés et d’intervention de leurs représentants ; l’amnistie pour les militants syndicaux et le respect des libertés syndicales ; - le renforcement des conventions collectives et le rétablissement de la hiérarchie des normes et du principe de faveur.
- le maintien et le développement de la protection sociale, notamment de notre sécurité sociale.
- Le renforcement des services publics, du statut et des garanties des agents.

3.Posté par Pavé le 16/06/2017 18:35
Pas la peine de penser à une quelconque négociation. Avec Macron il n' y aura rien à négocier. Cela sera perdre son temps.
La bataille ne se gagnera que dans la rue.

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