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Michel Montsarrat, candidat "En Marche" : étonnant parcours et motivation à toute épreuve

C'est sur "Luchon Mag", en février dernier que le luchonnais Michel Montsarrat avait annoncé rejoindre le mouvement d'Emmanuel Macron. C'était son premier engagement en politique. En moins de trois mois, l'ancien ministre de l'Economie est devenu président de la République Française et Michel Montsarrat a été investi pour représenter le mouvement présidentiel en Comminges/Savès aux prochaines législatives. Rencontre avec cet ancien sportif de haut niveau, représentant de la société civile, comme 52% des candidats aux législatives de La République En Marche.



Mardi 30 Mai 2017


Michel Montsarrat (Photo DR)
Michel Montsarrat (Photo DR)
Comment Michel Montsarrat, pourtant sportif de haut niveau en rugby pouvait-il imaginer qu'un jour le Tour de France changerait sa destinée ? Il a suffi qu'un ministre assiste à l'arrivée de la Grande Boucle à Luchon pour que tout bascule et transforme la vie de ce rugbyman-restaurateur en un tourbillon.

"Imaginez ma surprise quand le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron est venu à ma rencontre ! En fait, à l'occasion de cette arrivée luchonnaise, il y avait tout un aéropage de personnalités et quand Emmanuel Macron, venu en voisin, de Bagnères-de-Bigorre, a demandé à rencontrer des acteurs de la vie économique et associative, j'ai eu la chance de lui être présenté.

Sa notoriété, son expérience professionnelle et son engagement syndical à l'Union des Métiers de l'Industrie Hôtelière (UMIH) ont amené Michel Montsarrat à s'investir dans les mouvements de défense du tourisme sur le territoire.

Sa première rencontre avec Emmanuel Macron : un moment bref, mais intense
 
Michel Montsarrat n'est pas prêt à oublier cette première rencontre tout à fait inattendue avec Emmanuel Macron.

"Difficile de reprendre ses paroles, ce fut bref mais intense. Il a une façon de parler très condensé, très forte. En dix minutes, il explique ce qui pourrait durer une heure !  On a parlé du territoire, de tourisme, du commerce, de l'artisanat... En fait Emmanuel Macron faisait une enquête préliminaire, une sorte d'état des lieux pour savoir ce que ressentaient les gens sur le terrain, il testait les gens pour savoir s'ils avaient vraiment envie de changement. C'était en juillet 2016, il était encore ministre ( NDLR puisqu'il a démissionné en août) et je ne me doutais pas de la suite de l'aventure... J'ai tout de suite ressenti un homme sincère, honnête et fort. Il est super intelligent et il a une démarche et un esprit novateurs. Son discours répondait à ce que je recherche depuis trente ans en m'informant à travers presse de droite ou de gauche, en ayant des amis de droite et de gauche."

Pourquoi Michel Montsarrat s'est engagé avec "En Marche" ?
 
"Je me suis reconnu dans son mouvement, dans cette envie de faire bouger les choses, tout m'a plu dans sa façon de considérer la classe moyenne, la valeur du travail. Moi j'ai eu la chance d'avoir pu rebondir et Emmanuel Macron va donner cette chance de se lancer sans tout risquer. Je me suis donc dit que je devais faire partager ce concept. Ce qui est très important c'est qu'il a fait partir le mouvement d'en bas même si tout virevolte autour de son personnage qui est hors du commun".

Séduit par ce "renouvellement total de la politique" Michel Montsarrat a motivé une équipe et a arpenté les marchés, en Comminges et Savès.

"Nous avons rencontré énormément de gens, Il a fallu expliquer, beaucoup parler, mais aussi écouter et cette expérience a été passionnante".

Pour Michel Montsarrat, un moment fort fut le meeting d'Albi. "C'était original, ça se passait au milieu de la place, il y avait des gens assis aux terrasses des cafés et il a débuté en disant 'Bonjour Albi, bonjour Carcassonne et bonjour Luchon ! Et en me regardant alors que j'étais, c'est vrai, aux premiers rangs, avec ses proches. C'était un petit signe alors que je n'avais pas été encore désigné pour l'investiture..."

Concernant les valeurs de La République en Marche, Michel Montsarrat apprécie le côté "discipline et le respect entre les gens qui ne sont pas du même avis et n'ont pas la même façon de faire".

Ce respect des idées de tous bords lui rappellent immanquablement lorsqu'il a reçu les insignes d'officier dans l'ordre national du Mérite (lire ici). "Ils m'ont été remis conjointement par Carole Delga (NDLR : alors Secrétaire d'Etat) et par Philippe Dintrans, capitaine de l'équipe de France des années 80, car on saluait autant mes valeurs sportives que commerciales".

"Ceci est un témoignage de la reconnaissance de la République Française, a salué la ministre, députée du Comminges et future présidente de la Région Occitanie. Rugbyman accompli, vous êtes aussi un ambassadeur du territoire, un partageur…"

"C'est vrai que ce jour-là se sont trouvés réunis des élus de droite comme de gauche, des sportifs de partout, des chefs d'entreprises. Je faisais du 'macronisme' avant l'heure !"
 
 Un engouement né dans les vignes de Corbières et sur les terrains de rugby

Se souvenant de son enfance dans les vignes des Corbières et sur les terrains de rugby des petits villages autour de Conques-sur-Orbiel dans l'Aude, puis à Carcassonne, à Béziers "l'année de la finale avec le stade toulousain", Saint-Gaudens pour la montée en nationale, le fils de viticulteurs rend hommage à son grand-père.

"C'est de lui que je tiens cet engouement pour l'esprit d'équipe et la volonté de gagner. Il a créé les coopératives de distilleries et je l'ai vu combattre toutes sa vie pour les autres. A plus de quatre vingts ans il avait toujours cette énergie, animant encore son bureau à Paris, ses antennes dans les Corbières. Le sport m'a confirmé ce goût. Le rugby m'a construit en unissant travail, persévérance et esprit d'équipe. A mon époque, il n'y avait pas de rugby pro, on était parallèlement plongé dans le monde du travail, un travail aménagé pour pouvoir 'travailler' au niveau sportif vu le niveau que j'avais atteint. J'étais capitaine et c'est là que curieusement aujourd'hui sport et politique se retrouvent : j'avais Didier Cordoniou dans mon équipe ! Il est devenu maire de Gruissan et vice-président de Région, mais si jusqu'à présent dans nos échanges amicaux, le sport avait une place prépondérante, aujourd'hui ça change ! Il a été parmi les premiers à rejoindre le mouvement 'En Marche' et nous nous sommes retrouvés doublement en osmose, sport et politique ! Maintenant nous inversons les rôles, le capitaine Montsarrat et le joueur Cordoniou sont devenus le guide Cordoniou et le candidat Montsarrat !"

Au delà des nombreux messages de soutien, des gens de la société civile, de ses amis sportifs, ce soutien est très important car, rassurant pour les électeurs qui pourraient se méfier de son côté novice largement compensé cependant par une motivation à toute épreuve.

Michel Montsarrat se consacrera entièrement à la plus grande circonscription de Haute-Garonne
 
"Si je suis élu, je m'engage à me consacrer exclusivement à mon mandat de député, ce qui représente un travail considérable. La 8ème circonscription est la plus étendue de la Haute-Garonne avec 223 communes... Je démissionnerai de la gérance de mon entreprise, ainsi que de mon mandat  de vice-président de l'UMIH. C'est ce que nous a demandé le mouvement 'En Marche', mais cela rejoint également mes convictions. Ainsi je pourrai me consacrer pleinement à ma tâche en respectant la règle de moralisation de la politique présente dans le programme 'En Marche'. Pour mon entreprise, tout est prévu, l'activité et l'emploi seront maintenus..."

Un état d'esprit à changer
 
Michel Montsarrat déplore profondément l'opposition systématique par "souvent des groupes minuscules aigris qui agissent comme par jeu. Mais la vie de notre territoire n'est pas un jeu de roulette. Je conçois mon rôle de député comme un rôle de soutien du développement local, un interlocuteur privilégié et permanent des maires, des présidents d'intercommunalités, des conseillers départementaux ou régionaux, des services de l'Etat, des milieux socio-professionnels et des associations. Il faut sortir ce territoire de sa léthargie. Pour moi, la politique devrait être comme un match de rugby. Quand on est sur le terrain, en période électorale, on s’affronte. Ensuite on s’assied tous autour d’une table. Les uns ont le droit de faire la fête mais on travaille tous ensemble, l'objectif essentiel et commun étant de trouver les meilleures solutions pour notre territoire. Il faut cesser de penser et de faire croire que tout le bon est d'un côté et le mauvais de l'autre. Tout le monde politique a droit au respect. Et chacun doit respecter l'autre. On souffre socio-économiquement de ce clivage gauche-droite : lorsque les uns arrivent au pouvoir, ils n’ont de cesse de déconstruire ce qui a pu être fait par les prédécesseurs. Il faut que ça change. J'ai cette ambition. L’opposition peut avoir aussi des projets intéressants et il est stupide de vouloir tout balayer sous prétexte que c'est l'adversaire politique qui l'a suggéré. Je veux réellement être un médiateur. Je veux que nous partagions des critiques constructives et que chacun respecte l'autre. Dans la restauration, ma clientèle a toujours été très diversifiée, tous les âges, tous les milieux, toutes les opinions. Peu m'importe,  tant que chacun se respecte. J'aime les gens, et je trouve des excuses à ceux qui ne m'aiment pas !"

"Deux guerres à mener"
 

Au delà de cette médiation pacifiste, nous avons deux guerres à mener. Oui ! Je dis bien guerre et non combat : contre le terrorisme et contre le chômage.

Pour combattre le terrorisme, il faut re-développer les forces de l'ordre et leur redonner le respect.

Pour combattre le chômage, il faut libérer le travail et protéger les plus fragiles. Il faut supprimer le principe de l'omerta et ne pas succomber à la tentation de tous les lobbies.

Sur le terrain pour gagner, sur le territoire pour réussir
 
Je pense que j'incarne bien la mouvance du mouvement d'Emmanuel Macron et que nous sommes sur la même longueur d'ondes. Je ne suis pas un politique, mais un restaurateur, je gère des affaires depuis l'âge de vingt-deux ans et surtout je suis un sportif dans l'âme. Quand je rentre sur un terrain, c'est pour gagner. S'il faut jouer dur, je n'hésite pas. Mais toujours dans le respect de l'adversaire et des règles. Je veux appliquer ces règles sportives à la politique. J'ai envie d'apporter dans cette campagne, la volonté de me battre et de gagner pour ce territoire que j'ai appris à connaître et à aimer.  J'en suis tellement tombé amoureux que j'y ai fondé ma famille..."

Propos recueillis par Nadyne Vern-Frouillou

DROITS DE REPRODUCTION ET DE DIFFUSION RÉSERVÉS. COPYRIGHT LUCHON MAG




1.Posté par insoumis luchon le 30/05/2017 22:06
Tiens , Libérez le travail ! sarkozy , juppé, , valls , pierre Gattaz ( pdg du medef) ou encore Agnés Verdier Molinié ( Ifrap , think tank ultra libéral ) ont tenu les mêmes propos.
Voici quelques exemples , d'hommes ou femmes voulant libérer le travail......des charges, de la complexité administrative.

Les orientations de Macron sont dans la lignée d'une droite antisociale.

Salariés , les cotisations sociales ( salariales et patronales ) appelées charges par le patronat sont une partie de votre salaire différé appelé "retraite";`
Sans cotisations sociales, les différentes branches de la sécurité sociale seront amputées de recettes.

Pour un ville thermale où une grande partie de la cure est pris en charge par la sécurité sociale , vouloir libérer le travail , c'est vouloir se tirer une balle dans le pied ! c'est vous scier la branche qui fait vivre une grande partie de l'économie locale.

Pour défendre les salariés,les retraités, les privés d'emploi.... la sécurité sociale.....il faut un député optant pour un autre choix de société que celui proposé par Macron.
Un député qui votera des lois en faveur du Peuple.
Votez pour un candidat de la France Insoumise : Philippe Gimenez et Sophie Lechat.

2.Posté par Bernard le 31/05/2017 22:41
plus creux que ça tu meurs

3.Posté par bibif le 01/06/2017 08:28
Quelle photo en gros plan, Montsarat doit être très content ! faites lui bien de la pub ! (gratuite).

4.Posté par Paul Tian le 01/06/2017 08:51
@bibif
et pour les autres candidats quand ils sont en gros plan vous dites la même chose ? Ou c'est juste pour Michel Montsarrat ?

5.Posté par pauvre luchon le 01/06/2017 16:43
Retraités, indépendants, artisans, fonctionnaires... Vous gagnez 1.500 euros par mois ? Avec la hausse de la CSG proposée par les candidats En Marche vous perdrez 300 euros par an !
Vous en parle t il?lui qui est commerçant et vice president d un syndicat de défense du commerce

6.Posté par insoumis picardie le 03/06/2017 18:25
Un texte et une interview faits par le candidat de France insoumis en picardie Laurent Ruffin, journaliste indépendant du journal FAKIIR et réalisateur de Merci Patron !
Avec Macron, rien ne changera pour eux !

Ce document fait suite à deux réunions « laboratoires », l’une avec des artisans, l’autre avec des commerçants. Nous nous appuyons sur leurs expériences, sur leurs témoignages, mais les mesures proposées nous sont propres.
 

L’injustice fiscale
« Quand ils sont passés de la taxe professionnelle à la CFE, la Contribution foncière des entreprises, pour moi, ça a bondi 480 à 1850 € ! J’avais calculé, je crois : plus 350 % ! Déjà que, dans mon bistro, je peinais à me payer, à régler le RSI, mais là ils me supprimaient un mois de salaire… » 
Les TPE-PME subissent une injustice fiscale : « La France affiche un impôt sur les sociétés de 33%, bientôt 28 %, explique un inspecteur du fisc. Mais en réalité, les TPE-PME paient deux à trois fois plus que les multinationales, qui mettent en œuvre des mécanismes d’ ‘optimisation’. Un cafetier, un boulanger s’offre rarement les services d’un avocat d’affaires… »
Qu’on théorise un peu : depuis trente ans, s’est instaurée « la libre circulation des capitaux » en Europe, et dans le monde. Qui a engendré une prime à la mobilité :
Qu’est-ce qui est le plus mobile ? Les capitaux, le siège des firmes, les usines même. Eux peuvent exercer un chantage permanent à la fuite : « Si vous nous taxez, on part ! » D’où la chute de leur impôt sur les sociétés, de la taxe sur les dividendes, la disparition de la taxe professionnelle, etc.
En revanche, qui est le moins mobile ? Vous, moi. On ne risque pas de se délocaliser à Andorre, ou aux Bermudes, nous qui avons notre maison, notre famille, nos enfants ici. On peut donc nous taxer librement, via la TVA (toujours relevée), et les impôts locaux (CFE, taxe foncière, taxe d’habitation).
S’est ainsi installé un système injuste : les pauvres paient plus, en proportion de leurs revenus, que les riches ! Ce qui vaut également pour les entreprises.
  
Aides aux entreprises : « cibler »
« Vous avez demandé le CICE, le Crédit impôt compétitivité emploi ?
- Non, je ne sais pas, leurs dossiers... »
Alain et sa boîte de maçonnerie n’ont pas fait les démarches, pas plus que Fabrice pour son restau.
Whirlpool, en revanche, a perçu 40 millions d’€ de CICE.
Bigard, qui a fermé à Ailly-sur-Somme, 10 millions.
Sur les 22 milliards distribués, les grosses entreprises en ont raflé plus de la moitié. Avec en tête du palmarès, Auchan, Carrefour, Casino, qui croulent déjà sous les profits.
Au total, l’Etat distribue aujourd’hui plus de 110 milliards d’€, chaque année, en aides publiques, en allègements. Mais il le fait à l’aveugle. Il arrose au hasard.
Député, je lutterai pour une réduction de ce montant, et pour un ciblage :
1. sur les TPE-PME ;
2. sur les secteurs soumis à la concurrence internationale (la grande distribution, par exemple, ne l’est pas) ;
3. sur des projets (s’il faut développer la filière bois, énergie solaire, etc.).
4. Qu’on cesse d’arroser les multinationales à tout-va. Ca coûtera nettement moins cher aux contribuables.
 
Première cause de faillite ?
Connaissez-vous la première cause de faillite ? D’après le ministère de l’Economie, « 25 % sont dues aux retards de paiement. » Les gros groupes, notamment, mais également les collectivités, tardent à payer leurs fournisseurs, leurs sous-traitants. D’après un médiateur, « c’est 13 milliards d’euros qui manquent dans les caisses des PME » !
Dans le bâtiment, les majors (Bouygues, Vinci, etc.) ont rationnalisé ça : leurs sous-traitants sont poussés à la faillite, et ainsi la facture ne sera jamais réglée.
Des lois doivent sévèrement sanctionner ces pratiques.
Mais commençons par une mesure simple : par réintégrer le catastrophique RSI au sein du régime général. « Régime Simplifié des Indépendants », simplifié tu parles ! Combien de drames parce que les gens se font prélever des sommes astronomiques !
 
Un jury pour le RSI ! 
« Comment ils calculent ça ? C’est du n’importe quoi : j’ai vu mes charges passer du simple au triple, d’une année sur l’autre, alors que mon chiffre d’affaires n’avait pas bougé. On croirait qu’ils veulent te couler ! »
Les témoignages affluent, sur la médiocrité du RSI : « Et quand je suis tombé malade, ils ont chipoté, m’ont renvoyé des papiers, ça a trainé, tardé, ma famille touchait presque rien. Tu paies un max et ça ne couvre presque rien… »
Les employés du RSI eux-mêmes en sont malades : « On a presque honte d’avouer qu’on travaille là-dedans. Les assurés déboulent, avec des litiges flagrants, mais on ne peut pas les résoudre. On n’a plus la main sur leurs dossiers. Et dire que le ‘S’ de RSI, au départ, c’était pour ‘Simplifié’ ! Régime Simplifié des Indépendants… »
Des artisans-commerçants l’ont rebaptisé « Racket Social sans Interruption ».
 
C’est pas le tout de dénoncer, mais qu’est-ce qu’on fait ?
Une couverture contre les risques (santé, vieillesse, chômage) est nécessaire. Et personnellement, je serais plutôt favorable à une intégration dans le régime général  (c’était prévu à la Libération, mais artisans, commerçants, médecins, paysans s’y étaient opposés, préférant des régimes particuliers).
Maintenant, voici la démarche que je suggérerais :
Le tirage au sort d’un jury parmi les artisans-commerçants. Que la question soit débattue en présence des parlementaires.
Que ça se décide avec vous.

 source picardie debout pour France Insoumise

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