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Pont du Lapadé : pose de l'ouvrage en photos

Jeudi, dans le cadre des travaux engagés par le Conseil départemental de la Haute-Garonne pour la reconstruction du pont du Lapadé à Ravi, après la démolition de l'ancien ouvrage, s'est déroulée la pose de la charpente métallique du nouveau pont. Une pose que vous pouvez découvrir en mages, grâce au reportage photos de notre ami photographe Tim Bateman. L'ancien pont du Lapadé, très dégradé, était limité à 19 tonnes. Le futur pont n'aura pas de limite de tonnage... Le coût du chantier est de 4,4 millions d'euros, totalement financé par le CD 31. La circulation sur ce nouveau pont devrait être opérationnelle en janvier 2018.



Vendredi 6 Octobre 2017


8h du matin, arrivée de la grue (Photo © Tim Bateman)
8h du matin, arrivée de la grue (Photo © Tim Bateman)

Le pont de Lapadé sur "Luchon Mag"

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)

Quel beau spectacle, n'est-ce pas Gloria et Jean ? (Photo © Tim Bateman)
Quel beau spectacle, n'est-ce pas Gloria et Jean ? (Photo © Tim Bateman)

(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)


(Photo © Tim Bateman)
(Photo © Tim Bateman)



1.Posté par Patsim Dedj Echchiouernadoun Espantcharrat le 07/10/2017 16:22
Le titre de cet article est impropre, il aurait fallu titrer "Pont du Lapadé" et non pas "Pont de Lapadé". Monsieur Lapadé n'a jamais existé à Luchon ! Cette erreur est à mettre à l'actif des géomètres du cadastre napoléonien, ignorants du gascon montagnard. Erreur reprise par la suite par l'I.G.N., tout aussi inculte.

Littéralement, en patois luchonnais, "lapadé" = lieu où on lape, du verbe "lapá" = laper + "-dé" suffixe nominal tonique marquant la fonction d'un objet ou d'un lieu. Ce terme est bien identifié dans le pays Tôy et en vallée de Campan comme désignant une grande pierre plate ("pierre-à-sel") sur laquelle le berger versait le sel nécessaire à l'équilibre alimentaire du troupeau, car les fourrages sont déficitaires en sodium. Les bêtes venaient lécher ces pierres et laper le sel.
Jadis, ce pont en bois était situé plus en aval de sa position actuelle qui est le lieu-dit "Naw-hônts" = Neuf-sources (1). Les luchonnais boivent de l'eau de "Naw-hônts". Ce pont enjambait la Pique là où les berges étaient les plus resserrées et c'est donc là qu'il y avait un rocher plat où le pâtre déposait le sel. Ce pont était régulièrement emporté à chaque crue d'importance. C'est suite à la crue de 1925 que ce pont fut déplacé de 300 mètres environ vers l'amont (2). On en profita pour araser la côte de "Castêtch-byélh" [prononcez "Castèb-byélh"] et déplacer la route sur son tracé actuel, ce qui évite aujourd'hui de gravir une forte pente pour redescendre vers un pont qui était situé plus bas.

A Luchon le terme couramment utilisé pour désigner ce genre de "pierre-à-sel" est "saléŋc" et l'action de verser du sel sur ce genre de pierre se dit "assalyeřá".

Enfin, "lapá" a dû probablement avoir aussi le sens de sucer, car on retrouve cette racine dans "lapárro" = grosse tique adulte gorgée de sang, ainsi que dans "lapás" = petite tique au stade de larve ou de nymphe non gorgée de sang.

Peut-être que cette modeste contribution permettra qu'à la fin des travaux du nouveau pont soit posé un panneau indiquant : Pont du Lapadé.


(1) On vient de déplacer la passerelle de "Pequeříŋ" et dans quelques années on se demandera pourquoi elle s'appelle "Pequeříŋ" et non pas "Marie-Louise", gouffre qu'elle enjambe aujourd'hui.

(2) En fait beaucoup de luchonnais appellent le pont du lapadé, pont de Ravi : c'est une erreur [Guillaume Ravi,né à Toulouse en 1637, qui en 1667 fit l'acquisition des forêts de la vallée de la Pique et du Lys qu'il mettra en coupes rases]. Le pont de Ravi, situé au "Cargadé" = Chargeoir, fut emporté par la crue de 1925 et remplacé par deux ponts en béton armé situés entre le Petit-Poucet et l'entrée de la route forestière de Superbagnères. Les travaux engagés actuellement vont rétablir la situation d'avant 1925.

N. B. : Pour les personnes non rompues au patois luchonnais, je préciserai que le son français "e" n'existe pas en patois. Donc quand j'écris "Pequeříŋ" il faut prononcer "Péquérin" avec un "i" tonique qui conserve le son "i" avec un "n" guttural.

2.Posté par Paul Tian le 08/10/2017 08:39
@Bonjour Claude
J'ai donc suivi votre mise au point et le titre a été rectifié.
Un grand merci pour vos précisions...

3.Posté par Lauwers Marianne le 08/10/2017 13:07
Le commentaire de ce lecteur de LM est passionnant : enfin un texte clair, instructif, réellement culturel. Et cerise sur le gâteau : la syntaxe et l'orthographe sont irréprochables.
Merci Monsieur...ou Madame...

4.Posté par Paul Tian le 08/10/2017 13:16
@Marianne
Vous ne connaissez pas Claude Haffner ?
"Luchon Mag" lui a consacré plusieurs articles...
Oui, il est passionnant...

5.Posté par Lauwers Marianne le 08/10/2017 16:29
Ah oui ! Je l'ai vu à la conférence de "Luchon d'antan" ! Mais, je n'ai pas encore eu vraiment l'occasion de parler avec lui... Je ne manquerai pas de l'aborder la prochaine fois que je le vois !
Merci Paul.

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