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Pyrénées Haut-Garonnaises : entretien avec Jean-Paul Ladrix, vice-président

Son élection à la vice-présidence de l'interco a provoqué du côté des conseillers communautaires de la liste du maire de Luchon des tensions. Le leader de l'opposition municipale répond aux questions de "Luchon Mag".



Mercredi 8 Février 2017


Jean-Paul Ladrix (Photo d'archives © Tian)
Jean-Paul Ladrix (Photo d'archives © Tian)
Lors de l’élection à Cierp-Gaud du président et des vice-présidents de la nouvelle intercommunalité Pyrénées Haut-Garonnaises, on a pu constater une forte tension entre les élus luchonnais de la « liste Ferré » et une majorité des autres conseillers communautaires.

Face à la candidature de Jean-Louis Redonnet, ex-président du Pays de Luchon, c’est Alain Castel du Haut-Comminges qui a réuni, au second tour, la très grande majorité des suffrages, après le désistement de Joël Gros, ex-président de la Communauté de Communes du Canton de Saint-Béat (Lire ici).

Louis Ferré et les conseillers communautaires de sa liste avaient alors quitté la salle polyvalente de Cierp-Gaud, amers de constater que Jean-Paul Ladrix, chef de l’opposition municipale de Luchon, avait obtenu un poste de vice-président.

Jean-Paul Ladrix répond à nos questions.

Pourquoi cette vice-présidence ?

En ce qui concerne la vice-présidence, Alain Castel et Joël Gros avaient pensé par esprit d’ouverture que les luchonnais seraient mieux représentés au sein de la nouvelle intercommunalité "Pyrénées Haut-Garonnaises" si on associait à l’exécutif Jean-Louis Redonnet qui représente 56% et moi qui en représente 44%. 

Regrettez-vous la démission de Jean-Louis Redonnet ?

Je regrette la démission de Jean-Louis Redonnet. Pour moi, il s’agit d’une occasion manquée où l’on pouvait montrer à nos électeurs qu’au-delà de la politique nous étions capables de nous unir pour faire avancer le territoire. C’est dommage car la tâche qui nous attend est lourde car il va falloir faire fonctionner au bénéfice de tous une structure qui lie des territoires qui sont encore hétérogènes. Le président Alain Castel a bien conscience de ce que représente le tourisme, les stations de ski et le thermalisme pour notre territoire.
Par ailleurs, il a le souci de maintenir l’ensemble des compétences déjà existantes dans les anciennes communautés de communes sans augmenter la fiscalité et en générant des économies d’échelle.

Louis Ferré, sur les réseaux sociaux, a parlé de trahison concernant votre élection ?

Je n’ai pas de compétences et de lumières particulières concernant le fonctionnement du PS local.

Pour moi les hommes sont plus importants que les étiquettes.

Mais les contacts et discussions que j’aie eu en amont avec des maires de communes d’autres intercommunalités montrent qu’il existe un sentiment d’incompréhension à l’égard des Luchonnais. Je n’accuse personne d’être à l’origine de cet état de fait, mais je pense que nous devons être présents dans les instances, nous devons discuter et montrer que nous allons participer au même titre que tous au fonctionnement de cette nouvelle intercommunalité et que nous ne réclamons pas de statut particulier.

La défaite de Jean-Louis Redonnet est-elle une sanction contre Luchon ?

Je pense que dans un certain nombre de cas, nous avons fait montre d’arrogance et que nous en payons les conséquences maintenant. Je rappelle que la communauté de communes qui était dirigée par Alain Castel a terminé avec un excédent budgétaire de 1,2 millions d’euros. Je trouve qu’on attache pas assez d’importance à ce fait et que l’on dit un peu trop chez nous que c’est facile d’avoir de l’excédent budgétaire si l’on ne fait rien. C’est le discours que j’ai entendu chez certains...

N’oublions pas que nous avons une fiscalité additionnelle à la CCPL qui n’a cessé d’augmenter, à l’exception heureuse de l’an dernier et je demande aux luchonnais qu’avons-nous fait des budgets excédentaires que nous avions dans les années 70 ?

Quelles vont être les premières actions de la nouvelle intercommunalité ?

L’essentiel de l’action de la nouvelle intercommunalité va être dans un premier temps de s’homogénéiser pour se remettre en mouvement et j’aimerai surtout que l’épisode de l’élection du président et des vice-présidents ne soit pas interprété comme la victoire des uns et la défaite des autres, mais plutôt comme le prélude à un nouveau mode de fonctionnement.

Propos recueillis par Paul Tian
 


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1.Posté par hourmigué 31440 le 08/02/2017 09:44
En élisant Mr Ladrix,les élus commingeois ne se sont pas trompés.Ils ont su séparer le bon grain de l'ivraie
Les pieds nickelés du pays de Luchon en sont pour leurs frais
C'est une très bonne leçon et j'espere qu'elle leur sera salutaire

2.Posté par C Foutu le 08/02/2017 16:54
Ce brave homme va se sentir bien seul... :-(
A quoi bon en écrire plus. On repart avec les mêmes qui pendant des décennies ont mené notre territoire dans un gouffre...
Espérons que Nationalement, les Français feront un autre choix...

3.Posté par Ferré Marie Chantal le 08/02/2017 19:52
Je respecte infiniment Jean Paul Ladrix, cependant, il serait bon qu'il évite la langue de bois, il connait manifestement les raisons de ce revers.
Je me suis déjà exprimé sur le rejet dont Luchon fait l'objet. L'arrogance du maire à l'égard de tous a profondément agacer ses confrères et ne faisons pas semblant de s'étonner de ce retour de bâton. Bien sur que la mise à l'écart de Jean Louis Redonnet est une conséquence du comportement conquistador de Louis Ferré. Mettons les mots juste sur les faits, de grâce, l'heure de la tiédeur est passée, car nous mourrons de
cette tiédeur. J'aimerais voir à Luchon une véritable opposition à cette municipalité cataclysmique. Lorsque je parle d'opposition, je ne fais aucune allusion
à des idéologies politiciennes, ou autres prêts à penser qui n'aboutissent qu'à la scission entres les êtres. Je parle d'une opposition à une mauvaise gestion,
à des principes de républiques bananières, où un maire est capable de quitter une table de négociation sous prétexte qu'un de ses sbire vient de se faire
mettre à l'index!!! Et revenir ventre à terre mendier un strapontin!!! Quel panache!!!
L'opposition dont je rêve. Une entente réelle entre des gens de bonne volonté convaincus de l'urgence à agir. Des hommes et des femmes dont le soucis premier serait le bien de notre ville et celui de ses habitants.
Y aura-t-il l'impulsion fédératrice qui permettra de trouver les solutions pour sortir de l'ornière?
Plus de discours aseptisés pleins de mots alignés qui à force ne veulent plus rien dire, fatiguent tout le monde et anéantissent l'espoir de ceux qui vivent
les difficultés, assistent à l'agonie de leur ville et qui, en prime assistent à des querelles de boutiquiers qui ne grandissent pas les intéressés.
Pauvre Luchon!!!

4.Posté par carima le 08/02/2017 21:09
il faudrait arreter une bonne fois pour toute la guerre entre partisan de tel ou tel parti politique et penser a notre region yen a marre ca date depuis des annees vous avez pas compris encore ?????? Vous voyez pas ou on en est ,,,,, Mais la place est bonne ou quoi vous pensez a qui ? A VOUS PERSO???????

5.Posté par Mount 31440 le 08/02/2017 21:15
Demain 9 février à Marignac, 1er conseil communautaire.
On pourra peut être compter déjà, les premiers déserteurs...
Avec le seul jour de la semaine où il fera beau. Je comprendrai que certains préfèrent en profiter, plutôt que d'aller jouer au "Yakafokon", au pied du Burat.

6.Posté par Ferré Marie Chantal le 09/02/2017 07:52
D'accord avec Carima. Ces notions de partis de droite ou de gauche me semblent totalement obsolètes tant au niveau
national qu'au niveau régional. Chez nous, nous savons par expérience que le manque de cohésion a permis à l'équipe
municipale en place de rempiler pour poursuivre son jeu de massacre, ce fut à mon sens un vote par défaut et nous
pouvons constater que le résultat est catastrophique. Si à l'horizon des prochaines municipales, la mésentente s'installe à nouveau
si les aspirations persos ou politiques clivantes ne sont pas remises en cause, cela nous mènera au même résultat.
Je voudrais que les consciences se réveillent, que les distensions s'apaisent et que l'on fédère les compétences quelque
soit l'appartenance politique, tant que le but est de travailler ensemble pour le redressement de notre ville.
Cela semble aisé sur le papier, mais hélas il existe à Luchon ces clivages politiques qui paralysent l'action que l'on pourrait mener
dans l'intérêt de tous. L'avenir nous dira si l'intelligence l'emporte, si tel n'est pas le cas, nous courrons à la perte de notre belle ville.

7.Posté par C ça le 09/02/2017 09:57
Tant que vous aurai cette culture régionale du : On vote socialo comme papa, grand-père et l'arrière grand père, sans se poser de questions. Si ce n'est que cela peut servir pour se faire pistonner dans toutes les ramifications de la secte...
Il faudra beaucoup de brassage... Et une région qui ne soit plus aux mains du parti des nuls.

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