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Pyrénées : le Conseil Départemental de l'Ariège demande à l'Etat de renvoyer les ours chez eux

Un été 2017 particulièrement difficile et anxiogène pour les éleveurs pyrénéens. A la suite de plusieurs attaques d'ours, des centaines de brebis sont mortes... La majorité PS du Conseil Départemental de l'Ariège demande à l'Etat de retirer les ours et de les renvoyer dans leur pays d'origine, en l'occurence la Slovénie.



Mardi 29 Août 2017
Par la rédaction


(Photo archives © Luchon Mag / Paul Tian)
(Photo archives © Luchon Mag / Paul Tian)
Plus de 400 brebis sont mortes, cet été, dans les Pyrénées Ariégeoises, à la suite d’attaques de l’ours (lire ici).

Suite à ces attaques, les éleveurs de la région sont remontés contre la présence de l’ours, 20 ans après sa réintroduction dans les Pyrénées.
Vendredi dernier, près d’Auzat, des agents de l’ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage) ont été pris à partir par des éleveurs, alors qu’ils étaient venus relever des traces du plantigrade sur le terrain. Plusieurs coups de feu ont été tirés en l’air et une plainte a été déposée.

Samedi, une journée de sensibilisation du public contre la présence de l’ours et du loup en Région Occitanie a été organisée, à l’appel de la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles (FRSEA) de l’Occitanie, à la gare de péage de Lestelle, sur l’A64 (ici).

Lundi (27 août), dans un communiqué (lire ci-après) les 16 élus de la majorité (PS) du Conseil Départemental de l’Ariège, ont demandé à l’Etat d’assumer ses responsabilités de l’échec dévastateur de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, de restituer les ursidés à leur pays d’origine (la Slovénie) et d’organiser en urgence les états généraux du pastoralisme "afin de rechercher toutes les solutions qui permettront de mettre un terme à cette opération de réintroduction inutile et dangereuse".
 

Communiqué des élus majoritaires au Conseil Départemental de l'Ariège

"La présence d’ours lourdement prédateurs dans les estives du Couserans, enflamme à nouveau nos montagnes. Cette escalade était prévisible. C’est parce que nous en avions anticipé les conséquences ainsi que les dangers que le Groupe majoritaire des Elus du Conseil Départemental avait très tôt manifesté son opposition argumentée à la réintroduction des ours en des lieux où ils n’ont plus leur place depuis la relance du pastoralisme et le développement de la civilisation des loisirs.

"Le pastoralisme a relancé l’agriculture montagnarde en maintenant une nature non fermée dans les hauts domaines, et la montagne est devenue un territoire de partage prisé par les randonneurs. Les prédations, quels que soient le montant des indemnisations, provoquent des dégâts de tous sortes bien supérieurs à des sommes d’argent. Nous n’avons pas besoin de redire ici notre hostilité à ces choix qui doivent être assumés par les représentants de ces opérations que nous jugeons artificielles.

"Les associations pro-ours, largement subventionnées sur des deniers publics, et l’Etat, sous couvert de la convention de Berne qui a bon dos puisque l’ours n’est pas une espèce en voie de disparition en Europe, ont une lourde responsabilité. A ce stade du désespoir des éleveurs et des dangers liés à une situation explosive pouvant engendrer des dérives dramatiques, nous exprimons deux exigences avec effet immédiat :

1/ L’Etat, seul responsable du retour des ours dans le massif pyrénéen, doit assumer les conséquences de cet échec dévastateur. L’Etat a voulu réintroduire les ours, il lui appartient d’en tirer les conséquences et de les rendre à leur pays d’origine. Il est utile de rappeler la phrase d’un ancien Ministre de l’Environnement qui avait dit qu’elle préférait "privilégier l’espèce humaine à l’espèce ursine".

2/ Nous appelons toutes les parties concernées par cette catastrophe en devenir à organiser conjointement et en urgence les états généraux du pastoralisme afin de rechercher toutes les solutions qui permettront de mettre un terme à cette opération de réintroduction inutile et dangereuse.

Nous, élus du Groupe majoritaire du Conseil Départemental de l’Ariège, participerons avec détermination et mesure."

(Photo d'illustration)
(Photo d'illustration)

Par la rédaction

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1.Posté par Martin le 29/08/2017 14:55
Reintroduction inutile,dangereuse....et trés trés chère......

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